| DESESPOIR |
| Description : |
![]() Jtm Erbas Jtm Darko osef de mon rp ki date La joie... Ils en avaient tellement... Plus j'y repense, plus je me dis que j'étais jalouse de voir le bonheur autour de moi, moi qui me suis toujours appitoyée sur mon sort, qui est toujours restée chétive, malgré les executions que "j'éxecutais". En temps de guerre, la faiblesse n'est rien qu'un poids qui nous empeche d'avancer, très peu survivent, je n'avais pas demandé qu'on m'épargne, ce jour là, où ils m'ont emmené dans cette charette qui allait probablement sceller le reste de ma misérable vie... C'était un dimanche, jour voué, habituellement, au seigneur... Reveille toi ! Reveille toi ! Sa voix résonnait dans ma tête... Je levais les yeux et distinguais des traits lumineux, jusqu'à ce que je m'adapte au lourd solei, j'apercevais la tête de bourreau de Will', qui me faisait toujours aussi peur... Armé, comme à l'habitude, d'une grande faux blanche, il parlait sans cesse, sans cesse... Je n'écoutais pas, je regardais la flute à mes pieds... Je m'étais donc assoupi en jouant. Tu m'écoutes ? Oui, oui, bien sùr que je t'écoute, will' !, lui répondis-je d'un air affolé. Aujourd'hui, c'est l'execution de Karnah, lui qui à servi Démonio... m'expliqua-t-il. Il entra ensuite dans des détails beaucoup plus approfondis, de lourds secrets qui pesaient dans la societé Royale, des infos sur le roi en personne, il avait une confiance totale en moi, j'écoutais avec attention... Nous arrivions à l'heure de l'execution, un gros chat était assis là, sur la cour, à la place du défunt. Will' s'empara de sa faux et attendit que tous ceux du clan viennent... La mort du matou approchait, dans quelques secondes, il serait... Je croisai ses yeux : tant de tristesse, de cmpassion, et en même temps de joie lointaine... Peut-être avait-il, lui aussi, decelé chez moi une quelconque tristesse... Soudain, il bondit sur moi, s'emparant de mon bras droit à une vitesse affolante... J'étais trainté, mais peu m'importait comment il avait defait ses liens, comment il allait faire pour s'échapper, il s'était enfui et m'avait emporté avec lui... J'ai effectué tant d'executions et à présent, quelqu'un me délivrait de cette vie morbide... Je chuchotais à voix basse... Qui suis-je ? Après de changement de vie simultanée, de cette marche longue de 4 jours aux côtés du chat que je devais assassiner peu avant qu'il m'ait sorti de cette vie pathétique, je n'étais rien d'autre qu'une jeune fille, au beau milieu de la place de Sarosa... Mon experience de jeune bourreau allait probablement m'être utile, j'étais si impatiente de goûter aux délices de la ville, les boissons, les sucreries, tous les rêves de gamines que je n'ai pas eu l'occasion d'avoir. Je rêvais, mais j'étais soudain tiré de mon beau monde par un homme me bousculant... Je tombais, un petit cri se fit entendre, et une main m'aida à me relever... Je croisais son regard... Il était très beau, malgré son teint livide et ses cernes qui laissaient penser qu'il avait très peu dormi... Will' m'avait longuement dit qu'une fille pouvait être attirée par un homme denué de laideur, mais moi je n'éprouvais rien... Deux semaines étaient passées, j'étais toujours en compagnie du garçon... Il m'avait acheté des vêtements, les vêtements de mon choix, m'avait appris à n'avoir confiance en personne pour le moment. Je jouais constamment de la nouvelle flute qu'il m'avait acheté... En ces quelques semaines, je m'étais passionée de musique et de comédies théatrales. Nous nous baladions dans une forêt anormalement sombre pour une si belle matinée, quand une fleche fusa, se plantant dans mon bras gauche. Pris d'une douleur jamais ressentie, je m'écroulais, et voyais le garçons s'écrouler devant moi, les yeux livides... Je reculais, effrayée par le sang coulant de la plaie située à son visage... Pris de panique, je tentais de fuir, mais on me plaqua au sol, me bloquant la gorge, une main grosse comme ma tête... Je mordais, mais l'individu ne ressenti rien, me frappa. Je tentais de m'emparer de la dague qui pendouillait à sa ceinture, mais il me poussa, là, je pus me liberer. Je fuyais... Fuyais comme une lâche... Cela faisait déja 10 minutes que je courrais... Qu'allait-t-il faire de lui? Ils allaient le dépouiller... Son cadavre allait être mangé par les oiseaux, devoré par un loup... Non... Eh, Fan, le type était thuné, je crois qu'on à touché le gros lot, je t'avais dit qu'on ne devait pas se fier à l'âge. C'est bon, il n'y à plus de danger, descends de ton arbre ! La réponse n'arriva pas... Elle n'arrivera probablement jamais... Soudain, une ombre, du sang... La tête de l'homme tomba au sol, sans qu'il n'ait rien pu faire... Et moi, j'étais là, le couteau de l'archer dans la main... Je regardais les 2 cadavres qui jonchaient le sol, sans penser à celui dans l'arbes... Je m'agenouissais sur le corps du garçon qui m'avait tant appris.... Il respirait ! Il tentait de parler, de bouger... Les larmes coulèrent sur mon pâle visage... Je m'emparais de la dague et frappais sa tête... Il succomba. Je ne pouvais pas le vori souffrir, je ne pouvais voir personne souffrir... Plus personne... Je m'agenouillais, flûte en main, et me mis à jouer l'air le plus sombre dont il m'ait été donné d'aprendre... Je restais des heures, seule, moi et ma flûte, et ces trois cadavres dont le sang avait teint le sol avant si vert... Le léger bruit des battements de mon coeur ne se laissait désormais entendre que par une fine oreille. Mes yeux perçants les ténèbres, dernière lueur pérçue par les nombreux elfes, nains, tiny's ou humains. Le sang sur mes ongles... ![]() La chaleur lourde et suffocante régnait dans Sarosa. Assise au pied de mon arbre, flûte en main, je jouais un air jovial et fantaisiste, que j'avais composé, la nuit dernière. Cette mélodie me rendait sùre de moi, me donner la sensation que j'existais. Déja six personnes avaient deposé de l'argent à mes pieds. Se rendaient-ils compte que mon but n'était pas d'être entendue ? Je jouais pour moi, et moi seul. Je fermais les yeux, deposais ma flûte à terre et respirais un grand coup. Il y avait une animation inhabituelle dans Sarosa, l'occasion pour les marchands de rentrer chez eux avec de quoi manger. Mais c'était aussi une occasion idéale pour voler. Le brouahah permettait à quiconque de... Passant lentement ma main dans l'herbe, je m'apercevais de l'absence de ma flûte. Je bondissais sur mes pieds, passais un regard circulaire. Rien ... J'entendis un léger son. Une flûte ! Je courrais en direction de la provenance du son. Un homme, un elfe d'un âge supérieur à moi, jouais de l'instrument derrière son établis. Mon regard dériva sur son étalage, qui se basait sur le bois. De toute evidence, je ne reverrais pas ma flûte. Je me dirigeais vers l'elfe. A combien sont tes flûtes ?... Il leva les yeux, et il me repondit lentement de choisir celle que je voulais. Cachée par les autres, une flûte longue d'un bois si fin et lisse, une écriture qui m'étaient inconnue était gravée dessus. Je la prenais et payait. Le prix n'était pas colossal, malgré mes faibles moyens. Et l'elfe se remit à jouer. Je stoppais net. Il jouait si bien ... Je me retournais, et là, malgré le passage des gens, des enfants, je m'asseillais. J'oubliais tout, j'écoutais ce refrain qui me semblait familier mais inconnu. Je fermais les yeux, et, envoutée par la musique, je tâchais de reproduire les mêmes notes sur ma flûte ... Je repassais voir l'homme chaque jour. Alors que ma flûte fut cassée, je me dirigeais vers lui et commandais. Après un rapide voyage en direction de l'atelier du jeune à Proncilia, je trouvais le modèle desiré. Mais je manquais cruellement d'argent ... Je proposais donc mes services comme vendeuse, pour payer ma dette envers lui. Je vendais très bien, jusqu'au jour où nous manquions de flûtes pour un client aisé. Randalf se dirigea donc en direction de Proncilia. J'étais restée à Trigorn en compagnie de l'acheteur. Jusqu'à ce que Randalf soit revenu ... Les larmes coulaient de ses yeux, la sueur perlaient sur son front. Il paraissait desemparé ... C'est là que tout s'arréta... La mort de son grand père, propriétaire du magasin, fut fatidique pour la suite. L'elfe ferma boutique, se consacra à l'art de la flûte. Bien que mes services auprès de lui soient terminés, nos relations s'étaient developpés. Ma timidité s'efaççait quelques fois pour faire place à une fille passant du stade enfant à celui de femme. C'était la première fois, peut-être pas la dernière, que je considérais quelqu'un comme un véritable ami ... ![]() "La brume du matin était anormalement épaisse. Elle ne laissait apercevoir que cette lumière folle au bout de cette allée. Cette lumière attirante et dangereuse, elle même attirée et en danger. Mais quel danger ? Le désir de l'homme, du pouvoir, de l'obstination. Tant d'hommes sacrifiés en depit de leur nation ou de leur culture. Tous ces ..." J'ouvrais subitement ouvert les yeux. Guidée par ce soudain instinct, je me repetai une, deux, trois fois les phrases que je venais d' entendre... Avais-je entendu ou avais-je dit ces phrases ? Je ne peux dire laquelle, mais elles avaient une signification ... Le Passé Démoniaque![]() (Merci Akuji ^^) |