Qu'est ce que la haine, si ce n'est une sensation de désespoir que l'on essaye de confiner au plus profond de nous, mais qui éclate malgré notre raison.
Je suis né d'un père inexistant, et d'une mère perdue dans son propre fourvoiement, insecte dans ce monde, avec comme seule compagnie la solitude.
Seul j'étais jusqu'au jour où j'ai entre-aperçu cette lumière, cet éclat soudain et éphémère.
Je compris vite que cette lumière était celle du soleil, cet astre brulant éternellement se reflétant sur cet étrange long bout de métal poli et aiguisé, ce qui comme je l'appris plus tard s'appelait une épée.
Soudain mon sang se mit à bouillir, mes tempes battaient à un rythme effréné, tout dans mes gènes, dans mon être, dans mes pensées, dans ma soif, m'indiquaient que je devais avoir cette épée, c'est ainsi alors que je me dirigeait vers elle.
Arrivée à son niveau, je saisi son manche afin de la dégagé du fourreau ignoble dans laquelle elle avait été rangée, afin de la brandir de toute sa langueur alors que je ne la dépassais que de quelques centimètres, et pour ainsi retrouvé l'éclat qui me passionnait tant, mais je n'avais pas prévu la réaction de l'homme.
En effet cet infâme individu fut pris par la tentation de reprendre son bien, qui était maintenant miens, alors en réaction de défense, je plongeais la lame dans son ventre charnu, tout en la tournant pour rejouer avec la lumière qui était réapparue.
C'est ainsi que je me délecter de me premier meurtre, en sectionnant tripes, estomac, reins, foie, tout ces organes vitaux que je ne connaissais pas alors mais que intuitivement je me devais déjà de détruire pour nuire, j'avais sept ans.
Je m'enivrais des reflets maintenant plus ou moins rougeâtres grâce au sang maculant ma lame, mais sortant de ma rêverie du fait des regards médusés de ces êtres inférieurs, ces autochtones, je pris mes jambes à mon cou voyant leur nombre s'agrandir.
C'est ainsi que je suis devenu un guerrier, un meurtrier, un assassin, jusqu'à ce que je la rencontre, Elle...